
La prostitution : oui ou non ?
30 juin 2026
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30 juin 2026Les gros mots sont des figures de style offrant des milliers de possibilités : critiquer un comportement, une façon d’être, ridiculiser ou calomnier quelqu’un que l’on n’apprécie pas, et ils servent avant tout d’exutoire face à l’impuissance face aux événements.
Il arrive parfois que décrire une personne ou une situation soit compliqué lorsque l’entêtement, la mauvaise foi ou la bêtise nous mettent les nerfs à vif ; d’où l’utilité de résumer la situation en un seul mot ou une seule phrase, précise et percutante.
Décrire des personnes ou des situations de manière humoristique, malveillante et directe, en qualifiant la condition humaine, révèle toujours que celui qui tient ces propos ne se soucie généralement pas de savoir si cela correspond exactement au cas en question ; son intention est plutôt de blesser et d’abattre celui qui reçoit l’insulte. s’il manque de ressources pour riposter, il répond généralement par une insulte encore plus farfelue, ce qui garantit que la pagaille est assurée.
D’autre part, ces salauds, ces lèche-bottes et ces imposteurs, qui sont conscients de leur condition, souffrent lorsqu’on le leur rappelle, car cela les met à nu spirituellement ; il faut donc s’attendre à une escalade de mesquineries. Mieux vaut se tenir à l’écart de leur influence, pas de Facebook, etc.et, dans les cas graves, un avocat à votre service.
Si c’est nous qui sommes insultés, un rire franc et moqueur permet de garder la tête haute, mais lorsque l’insulte prend la forme d’une calomnie, le stoïcisme est un antidote contre la colère et la mauvaise humeur qu’elle suscite.
Il est important de se rappeler que « la meilleure vengeance du sage est d’oublier l’offense infligée par l’ignorant ».
Les insultes avec leurs suffixes, préfixes, diminutifs, etc. Ce n’est pas seulement une forme d’offense : par exemple, lorsqu’ils sont utilisés sous forme de diminutif, ils transforment le gros mot en quelque chose de drôle ou d’affectueux ; d’autres fois, les anti-phrases ou les phrases à l’envers parviennent à transformer un gros mot en compliment, par exemple « valla chiringuito » pour décrire une grande maison, un restaurant, etc.. Il y a aussi l’auto-insulte quand on se plante, et bien sûr, les gestes qui en disent autant que des gros mots.
Les intellectuels s’en servent pour décrire les personnages singuliers qui nous entourent, les humoristes comme remède contre l’engourdissement provoqué par le stress, la publicité comme contre-culture, les snobs avec modération pour apporter une touche d’humanité à leur glamour raffiné… etc.
Les insultes peuvent être un moyen de se moquer du côté primitif de l’être humain ; ces adjectifs sont comparatifs et drôles, mais pour produire cet effet comique, ils doivent non seulement reposer sur une certaine réalité, mais aussi être prononcés sur un ton effronté et direct, avec un grand sourire ou un air stupéfait, selon le public, et bien sûr, il faut utiliser des diminutifs, des augmentatifs et des antithèses. Sans ces éléments, il y a de fortes chances que l’expression devienne un véritable enterrement, se transformant en une insulte dénigrante ou vulgaire.
À l’ère moderne, les insultes, tout comme les compliments, sont considérées comme marginales et de mauvais goût ; c’est pourquoi elles ne sont encore utilisées que dans des milieux très masculins et populaires, même si cela n’a pas changé dans les cercles de femmes au foyer, où les employer est considéré comme un comportement de « macho ».
Serait-ce donc que la société bien-pensante a surmonté le Cro-Magnon qui sommeille en nous ? Sont-ils tous devenus des moutons ? La peur de donner une impression que nous ne souhaitons pas limite-t-elle notre vocabulaire ?
On peut dire des vérités (ou des mensonges) insultantes en utilisant un vocabulaire tout à fait correct, ce qui élimine toute possibilité de rectification, de clarification ou de bienveillance ; il est donc évident que les insultes ne tiennent pas tant aux mots qu’aux mentalités. C’est davantage le ton ou l’intention qui insulte que le mot lui-même.
Même si l’on dit souvent que « ce n’est pas celui qui veut qui fait du mal, mais celui qui en a le pouvoir », le temps est le grand vengeur de toute offense et le grand garant de la vérité, si fragile et discrète soit-elle. En attendant, que l’humour, la force et quelques expressions à la mode (parmi les milliers qui existent) viennent enrichir votre vocabulaire anti-stress.
INTRIGANT ET TRICHEUR Anaboleno-buscabelenes – escroc – arnaqueur – faussaire – voleur à la tire – sangsue – ongles-longs
RIDICULE ET DÉRISOIRE : celui qui s’accroche aux lampadaires, qui chante le matin, qui est un crétin, qui fait le petit chef
RÉBELLE ET AGITATEUR Rebelle, fauteur de troubles, petit malin
FANTÔME ET BRUT DE BORD Fanfare – bavard – fanfaron – frimeur – bon à rien – cinéphile – complice – farceur
ENNUYEUX ET EXTRÊMEMENT LOURD : ennuyeux à mourir – casse-pieds – emmerdeur – insupportable – énervant – chiant – casse-couilles – fils de pute – pavé – gros nul
RUDE, KITSCH ET MENTEUR : Agarbanzado, patate douce, chorra, dénaturé, vulgaire, garrufo, haricot vert, luceras, manbrullo, tronc, truño
BRUT ET BAGARREUR Belloto-calandraca-ceporro-estrozavacas – bête corrompue — gonfleur de couilles – iscariote – macareno- – trullo
VOLEUR ET ESCROC : « Bajuno-comadreja » – « mangeur de merde » – « suceur de sang » – « plâtrier » – « gañote » – « brûleur de sang » – « tricheur » – « zurriburri »
MÉCHANT ET AVARE : Agonies, radin, avare, méchant, misérable, oncle misérable, verruqueux
Maussade, cruche-braise-fistol – pejigueras-picajoso – fléau-ponefaltas – rascamiajas
FLATTEUR ET OPPORTUNISTE – Ménageur – Flûtistes – Milonguero – Fanfaron – Pelacañas – Petate – Dénonciateur – Vendeur de bibelots
MÉMORISTE ET BAVARD : bavard, commère, calomniateur, oreille fine, fouineur, rabat-joie, casse-pieds, papillon de nuit, commère de quartier, fouineur
Maussade, cruche-braise-fistol – pejigueras-picajoso – fléau-ponefaltas – rascamiajas
PETIT, MALADROIT ET DISTRACTIF Ajoporro -abellotao-apollardao-atomatao-cerrojo- ciruelo-hueverita -julandras leño –membrillo-mingafria-pringao –atontinao-pinchauvas- sandio-sangregorda-atontolinao
NAÏF, LENT ET TIMIDE Âme de cantaro-abatatao-cagalastimas-criaturo-flojeras – jaimito – lilanga – mediopeo – panoli – pringao – apavao – trasto
DÉMODÉ, défraîchi, minable, décharné, frêle, sénile, jurassique, matusalemien
IDIOT ET NUL Anieblado-carallot – cuajao-apapucio-carapapa-caraculo – encogio-zampabollos
SANTURRON : « éteigneurs de lumières », « suceurs de cierges », « avaleurs de messes », « bigots », « saint-on-touché », « avaleurs de saints »
DANS UN ÉTAT PITOYABLE : traînard, débraillé, buveur de flaques, minable, débraillé, mouille-soupe, glouton
ÉTOURDI ET IRRÉFLÉCHI : étourdi, sans cervelle, tête en l’air, mouton, casse-cou, fanfaron
NÉGLIGÉ Bartolo-pédiculeux-eccehomo-stupide – buveur de flaques – puant – boiteux – débraillé
PARASITE Hirondelle – lambrucio – pegote – percha – piojo – tragaldabas
Mauvaise passe, mal de chance, hypocondrie, boutons de fièvre
ATEO Tragacuras




