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30 juin 2026Les psychanalystes s’interrogent sur les raisons de cette forte tendance au « tatouage », que certaines personnes vivent comme un plaisir addictif : elles se font tatouer un bras, puis l’autre, etc.
Il y a vingt ans, c’était impensable. Les tatouages étaient mal vus et considérés comme un signe d’appartenance à la prison ou, à tout le moins, comme le signe de personnes suspectes.
Les années 90 ont marqué l’apogée du « tatouage », mais la tendance de l’époque voulait que les tatouages soient petits, plutôt monochromes et nettement moins élaborés. Aujourd’hui, on opte d’emblée pour de grands motifs en couleur, considérés comme de véritables œuvres d’art.
Il convient également de noter que le public n’est plus le même.
Aujourd’hui, il n’y a pas que les rockeurs qui risquent leur peau.
Des personnes de tous âges, des mineurs avec l’accord de leurs parents, des seniors, des personnes de tous horizons recherchent un motif personnalisé qu’elles pourront porter avec elles pour le reste de leur vie.
Aujourd’hui, le tatouage est un secteur en pleine expansion, avec une forte demande en été.
Le danger pour ceux qui s’initient à l’art du tatouage, que ce soit par caprice ou par effet de mode, est de se retrouver pris dans un cercle vicieux. Ils en ont déjà un, puis ils en veulent un autre, et ainsi de suite…
Je suis accro aux tatouages… Des raisons physiologiques…
Beaucoup de gens affirment qu’il ne s’agit pas d’une dépendance, mais simplement d’une passion.
La question porte sur les raisons physiologiques de cette addiction aux tatouages, qui peut nous pousser à ressentir le besoin de nous faire tatouer sans cesse…
Y a-t-il dans notre corps des éléments chimiques qui nous pousseraient à nous faire tatouer à nouveau ?
S’agit-il d’un problème physique ou psychologique ?
Aspects physiologiques :
Adrénaline :
Les endorphines (hormones du bonheur), tout comme l’adrénaline, sont sécrétées par les glandes rénales, et c’est le cerveau qui, dans certaines situations très stressantes, stimule ces glandes.
Les endorphines sont des hormones sécrétées naturellement par l’organisme pour soulager la douleur. Elles agissent comme un sédatif ou un anesthésique et sont libérées en réponse à la douleur afin de l’apaiser, procurant ainsi une sensation de plaisir.
Certaines personnes sécrètent tellement d’endorphines qu’elles affirment ressentir un effet agréable similaire à celui des stupéfiants, voire un orgasme… et… qui n’est pas accro à l’orgasme ?…
Interaction sociale et attention :
Si le tatouage est un art unique et riche de sens qui ne devrait jamais être considéré comme une simple mode ou un moyen d’attirer l’attention, il existe toutefois certains cas où se faire tatouer constitue bel et bien un moyen de rechercher l’interaction sociale, d’attirer l’attention et de se faire remarquer, ce qui, à terme, peut entraîner des troubles psychologiques.
Expression et signification :
Le tatouage est un moyen d’expression. Un moment vécu, un événement qui a revêtu une grande importance dans nos vies, une philosophie, une religion ou un idéal… le tatouage est le moyen d’expression idéal.
D’un point de vue purement esthétique, le tatouage, utilisé comme maquillage, est aujourd’hui devenu monnaie courante, mais il se peut qu’il n’ait aucune signification particulière et que l’on décide simplement de se faire tatouer pour la beauté ou l’originalité du motif.
Il s’agit d’exprimer quelque chose avec notre corps et dans le temps.
Exprimer ce que nous ressentons, ce que nous pensons, ce que nous aimons ou n’aimons pas, et même ce que nous sommes. Dans de nombreux cas, s’exprimer à travers les tatouages peut devenir un besoin compulsif.
Appartenir à des groupes sociaux :
Certaines personnes peuvent ressentir le besoin de se faire tatouer pour différentes raisons, telles que : l’appartenance à un groupe social, culturel ou ethnique… Comme dans certaines tribus où les rituels occupent une place importante et où il est essentiel que la personne se fasse tatouer. Il peut s’agir aussi bien d’un rituel que d’un tatouage symbolisant un rang.
Collection :
Alors que certaines personnes prennent simplement plaisir à collectionner des objets, d’autres en font une véritable obsession et cherchent à collectionner des éléments pour satisfaire ainsi leur besoin, et les tatouages ne font pas exception à la règle.
Réaffirmer :
En général, lorsqu’il s’agit d’une personne jeune, ce sont des moments où l’on fuit en allant de l’avant, ce qui peut se transformer en un souvenir tenace d’un traumatisme sur lequel on superpose des éléments pour l’oublier, ou, dans certains cas, en plusieurs séances de laser pour tourner définitivement la page.
Le tatouage… une addiction… ou une passion… c’est sans aucun doute un plaisir empreint de mystères et de mythes…




