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30 juin 2026
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30 juin 2026Fils de Josep Antoni Barraquer y Roviralta et de sa cousine, Concepción Barraquer.
Il a appris les techniques médicales auprès de son père, qui était un ophtalmologue de renom ; dès 1898, à l’âge de quatorze ans, il l’assistait déjà lors des opérations.
En 1901, il étudie la physique et la chimie à l’Institut technique général de Barcelone ; en 1902, il entame des études d’histologie à la Faculté de médecine de Paris. En 1904, son premier article scientifique, intitulé « La tuberculose de l’oreille », est publié dans *La Gaceta Médica*.
Ignasi Barraquer a obtenu son doctorat en 1908, à l’âge de 24 ans, et, un an plus tard, il a été nommé professeur adjoint à la chaire d’ophtalmologie de Barcelone.
En 1910, Ignacio Barraquer épousa Josefina Moner, avec qui il eut sept enfants : María Concha, María Antonia, María Teresa, José Ignacio, Joaquim, Mercedes et Carmen.
En 1917, il met au point une technique innovante pour traiter la cataracte, la « facoéresis ».
Il s’agissait essentiellement d’une ventouse reliée à un aspirateur qui, par succion, fixait le cristallin par sa face antérieure et permettait de l’extraire sans causer la moindre lésion à l’œil.
Dans la pratique, la ventouse de cet appareil s’adaptait à la surface de la cataracte, maintenant le cristallin par aspiration, en douceur et sans aucune compression ni instrument, permettant ainsi de traiter cette affection sans avoir recours à l’utilisation de pinces, pratique courante à l’époque et qui entraînait des complications très problématiques.
Cette technique est connue dans le monde entier sous le nom de « technique de Barraquer », qu’il n’a cessé de perfectionner au fil des ans. Il a écrit des ouvrages tels que « L’extraction idéale de la cataracte » en 1919, « L’opération de la cataracte sénile » en 1931, « La correction du strabisme et la scléro-iridectomie dans le glaucome » en 1933, « L’évolution de la phacoéresis » en 1953…
Il a par ailleurs présenté des communications sur ses expériences relatives à sa technique chirurgicale lors de congrès nationaux et internationaux, notamment celui de Washington en 1922. Grâce à ses efforts novateurs, sa technique s’est rapidement répandue dans le monde entier.
En 1918, il fut nommé professeur d’ophtalmologie à Barcelone ; en 1928, il obtint le poste de médecin titulaire à l’hôpital de la Santa Cruz et de San Pablo. En 1933, il fut nommé professeur libre d’ophtalmologie à l’Université autonome de Barcelone.
Cette même année, les travaux de construction de sa clinique commencent, mais la guerre civile l’oblige à se réfugier d’abord en France, puis à Tanger, où il exerce en tant que chirurgien ophtalmologiste.
En 1939, une fois la guerre civile terminée, il reprit les travaux de construction de sa clinique ; parallèlement, il fut nommé capitaine honoraire de l’armée en reconnaissance de ses services, et dirigea et organisa le dispensaire ophtalmologique de la Croix-Rouge de Barcelone jusqu’en 1942.
En 1941, la clinique Barraquer a été inaugurée. Elle comptait trois étages, un bloc opératoire, 30 lits et 5 cabinets. Il s’agissait d’une clinique privée, mais elle disposait d’espaces permettant de prendre en charge des cas à titre caritatif.
En 1947, avec son épouse, il fonda l’Institut Barraquer, dédié à l’enseignement, à la recherche et à la diffusion de nouveaux traitements, et auquel, fort du prestige du docteur Barraquer, affluaient des médecins du monde entier.
Il a ensuite publié son propre magazine intitulé « Études et informations ophtalmologiques ».
Il éprouvait une grande attirance pour les animaux et en est venu à posséder un petit zoo dans le jardin de sa maison Torre Vilana, à Bonanova, puis plus tard sur l’avenue Pearson. Cela explique peut-être sa fascination pour le cirque, où il se rendait fréquemment.
La décoration était l’une de ses autres passions, qu’il a mise en œuvre dans le style Art déco de sa clinique.




