
Quelle est l’origine de l’expression « faire la pelote » ?
30 juin 2026
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30 juin 20261996 «Miedo» Les montagnes russes
Il s’agit d’un film réalisé par James Foley, dans lequel les personnages David (Mark Wahlberg) et Nicole (Reese Witherspoon) prennent place sur le premier siège d’un grand huit, pour ce qui s’annonce comme un voyage palpitant.
Une fois assis, la jeune femme saisit fermement la main de son compagnon et la fait glisser lentement jusqu’au milieu de ses cuisses, avant de lui laisser entièrement le contrôle de la situation.
David lui fait ainsi vivre une expérience véritablement unique, en l’amenant au paroxysme lors de la descente la plus vertigineuse des montagnes russes, afin de lui permettre de crier à sa guise, le plaisir de son extase se confondant avec les cris des autres passagers.
Les amateurs de sensations fortes peuvent rêver de l’excitation procurée par des montagnes russes, mais… « Miedo » nous montre que l’expérience peut aller bien au-delà de la sensation de voler, si vous êtes accompagné d’une complice séduisante qui, en plus de la vitesse et de la hauteur, ajoute une masturbation discrète pendant le trajet. Qui ne rêve pas de reproduire cette scène ? Quant à la fin, mieux vaut ne pas en parler.
1998 «Criaturas Salvajes » : Argent, champagne et Denise Richards
Ce film mêle le trio classique et le fantasme professeur/élève. Tout commence par un scandale : tout semble indiquer que Sam Lombardo (Matt Dillo) a abusé de deux élèves, Kelly Van Ryan (Denise Richards, absolument sensuelle) et Suzie Toller (Neve Campbell).
On découvre que tout cela n’était qu’une supercherie orchestrée par les « étudiantes innocentes » et que le professeur est innocent, mais l’histoire prend un nouveau tournant lorsqu’on apprend que les trois personnes impliquées entretiennent une relation depuis longtemps, ce qui laisse supposer l’existence d’un complot visant à escroquer la famille millionnaire de la jeune Van Ryan.
Lombardo est conscient des tensions qui règnent chez Suzie, et, avec astuce, il réunit les jeunes femmes pour qu’elles s’unissent dans un baiser passionné.
Le groupe fêtera sa victoire économique au champagne et par un intense ménage à trois, scellant ainsi leur relation périlleuse.
1999 «Jeux sexuels » : La sensualité de Sarah Michelle Geller
Catrín (Sarah Michelle Geller) est considérée comme une jeune fille exemplaire, mais derrière cette façade, Kathryn joue de sa sexualité explosive pour fasciner et obtenir ce qu’elle désire. Elle se sert d’un visage d’une innocence et d’une candeur extrêmes et, par le biais d’un pari, elle met au point ses plans pour séduire et détruire son demi-frère Sébastien, un séducteur accompli.
Elle lui décrit en détail les situations qui l’excitent, s’allonge et frotte son corps contre ses genoux. Il commence à masser doucement les épaules de Kathryn et, ne rencontrant aucune résistance, continue à la caresser davantage… Est-il possible de résister ?…
1999 «Les Yeux bien fermés » : Eyes Wide Shut :
Eyes Wide Shut (Les Yeux bien fermés) est le treizième long métrage et le dernier réalisé par Stanley Kubrick, avec Tom Cruise et Nicole Kidman dans les rôles principaux, sorti en 1999. Il est adapté du roman « Rêve éveillé » de l’Autrichien Arthur Schnitzler, publié en 1925, et a suscité une vive polémique en raison de ses scènes érotiques et de ses nus intégraux.
Le scénario a été écrit par Kubrick et Frederi Raphael, bien que le premier soit décédé avant d’avoir pu le mettre en scène.
C’est un film qu’il faut voir plusieurs fois, car il est mystérieux et se prête à de multiples interprétations, la frontière entre la réalité et les rêves s’estompant.
Un couple chic de New York, le docteur « Bill » et son épouse Alice, s’apprêtent à se rendre à la fête de Noël que Victor, l’un de leurs patients, organise dans sa somptueuse demeure, et au cours de la soirée, Bill et Alice sont tous deux tentés par les avances de certains invités, l’un d’entre eux allant même jusqu’à proposer à Alice d’avoir des relations sexuelles dans l’une des chambres.
Bill est appelé à venir en aide à une belle femme nue victime d’une overdose lors d’un rapport sexuel dans les toilettes de Victor ; Bill aide alors la jeune femme à reprendre conscience et Victor lui demande de garder le secret sur ce qui s’est passé.
Le lendemain, le couple s’interroge sur le déroulement de la fête et Alice lui demande ce qu’il a fait à l’étage. Bill lui explique qu’il s’occupait de Victor. Le couple entame alors une discussion qui les amènera tous deux à s’interroger sur leur relation.
Bill apprend, par l’intermédiaire de son ami Nick, qui est pianiste, l’existence d’un endroit où se retrouvent de superbes femmes nues qui ont des relations sexuelles, et qu’il devra y jouer de l’orgue les yeux bandés ce soir-là.
Bill persuade Nick de lui dire comment se rendre à cet endroit. Nick lui révèle qu’il doit porter un masque, une toge en caoutchouc et que le mot de passe pour entrer est « Fidelio ».Nick arrive dans un lieu mystérieux appelé Somerton, à la périphérie de la ville. En pénétrant dans l’enceinte où se déroule une orgie ritualisée, une femme mystérieuse l’avertit qu’il est dangereux pour lui de se trouver là, mais il ne l’écoute pas et se promène dans les salles où hommes et femmes se livrent à des jeux lascifs…
Il convient de souligner que ce film regorge de symboles païens associés à la sorcellerie et au satanisme : les heptagrammes, les pentagrammes inversés, symboles du triomphe de la matière sur l’esprit, des énigmes mystérieuses, les Illuminati, le décor dans lequel Nicole Kidman se déshabille pour enfiler sa robe de soirée, qui présente de chaque côté des piliers rappelant ceux du temple du roi Salomon (c’est-à-dire les piliers caractéristiques des loges maçonniques), ainsi que les masques qui couvrent leurs visages mais dévoilent leurs âmes.
Car le titre « Les yeux bien fermés » est une critique de notre mode de vie, qui ignore l’existence de sociétés différentes : l’une vit dans un arc-en-ciel où chacun se bat pour joindre les deux bouts, tandis que l’autre vit au bout de cet arc-en-ciel, là où se trouve le pot de pièces, qui confère à ses habitants la capacité de s’élever au-dessus des contraintes matérielles et qui limite l’accès des masses afin de rester une élite gouvernant à distance un monde à la fois moderne et décadent.
Bill et Alice, un couple moderne jouissant d’un certain confort, sont attirés par ce cercle d’élite, mais ils « ferment les yeux » sur la beauté et la stabilité dont ils disposent déjà, et cette cécité les plonge dans un cauchemar qui les amène à remettre en question les principes de la masculinité et de la féminité… La routine et le confort, dans une lutte sans fin.
Au cours de sa sortie nocturne, Bill découvre la face cachée et inquiétante de ceux qui vivent au bout de l’arc-en-ciel.
2002 «La secrétaire »: L’érotisme du sadomasochisme
Réalisé par Steven Shainberg, avec James Spader, Maggie Gyllenhaal, Jeremy Davies, Lesley Ann Warren, Stephen McHattie et Patrick Bauchau.
La scène la plus célèbre se déroule dans un climat de tension sexuelle évidente : M. Grey succombe aux charmes de sa secrétaire, Lee Holloway. Cela le pousse à perdre le contrôle : il lui ordonne de se pencher pour lire une lettre à haute voix, tout en lui donnant des fessées à répétition.
Loin de se laisser intimider par la situation, la jeune secrétaire suit les instructions à la lettre, n’interrompant sa lecture que pour laisser échapper quelques cris mêlant douleur et plaisir.
Beaucoup pensent que le succès de ce film tient au fantasme très répandu du patron et de sa secrétaire, mais des études sociologiques montrent que sa popularité s’explique davantage par des facteurs psychologiques, liés aux tabous entourant le BDSM (bondage, discipline et domination, soumission et sadisme ; masochisme) qui nous poussent à croire qu’il s’agit d’une pratique réservée aux esprits perturbés et aux adeptes du sexe violent. Des recherches récentes révèlent qu’environ 20 % de la population pratique régulièrement le BDSM afin de profiter d’une plus grande diversité de sensations dans ses relations ; on ne peut pas dire que « La Secrétaire » comporte des images choquantes, mais il s’agit d’une comédie intelligente et du récit le plus sensible sur le sadomasochisme, abordant avec sincérité les situations que traversent les personnages.
2003 « Lesrêveurs » : Les jeux érotiques de Matthew, Isabelle et Théo…
Matthew (Michael Pitt) est un étudiant américain à Paris. Lorsqu’il fait la connaissance des frère et sœur Théo (Louis Garrel) et Isabelle (Eva Green), ceux-ci l’invitent à séjourner chez eux pendant l’absence de leurs parents, et il est très ému de les considérer comme ses premiers amis en France.
Au fil de leur cohabitation, Matthew commence à soupçonner que les frères entretiennent une relation incestueuse, et tout se complique encore davantage lorsqu’après avoir perdu un jeu, ils l’obligent à se masturber devant un poster de Marlene Dietrich.
Comme si cela ne suffisait pas, il perd à nouveau une partie et, cette fois-ci, en guise de « punition », on l’oblige à avoir des relations sexuelles avec Isabelle, qui est vierge.
Les relations entre les personnages changent à jamais après cette étrange plaisanterie.
Les triangles amoureux sont complexes, mais celui-ci l’est tout particulièrement en raison du lien de parenté entre deux des personnages, ce qui rend cette relation dérangeante pour une personne extérieure ou inconsciente de la sexualité la plus primitive. Cela implique la transgression des normes sociales et leur fragilité, lorsque le désir et les petits mondes endogamiques s’attirent.
« Soñadores » allait jouer un rôle déterminant dans la carrière de ses protagonistes, en les propulsant au premier plan de l’industrie et en faisant d’Eva Green l’une des actrices les plus populaires de ces dernières années. Au fait, qui souhaite remporter un jeu avec Eva Green ?…
2004 «Closer » : Natalie Portman dans le rôle d’une strip-teaseuse
Larry (Clive Owen), déçu par sa séparation d’avec sa femme, décide de se rendre dans un club nudiste pour noyer son chagrin dans l’alcool et admirer la silhouette d’une belle jeune femme. La surprise est grande lorsque le médecin découvre le beau visage d’Alice (Natalie) ; il engage la conversation avec elle et, par la même occasion, tente de se venger de Dan (Jude Law).
Cette scène est un véritable régal pour les sens, avec une Natalie Portman qui exhibe un corps spectaculaire et qui accompagne son beau visage d’une perruque rose très sexy. L’excitation monte face à l’attitude provocante et à l’audace dont elle (Alice) fait preuve en le séduisant, en lui assurant que son corps est un mets digne d’un dieu de l’Olympe.
Natalie Portman en tenue légère, des propos suggestifs, un regard de panthère… Que demander de plus ? Larry s’en remettra, ou peut-être pas, mais il n’oubliera jamais cette image, et nous non plus.
2010 «Le Cygne noir» : Les obsessions de Nina
Natalie Portman se montre d’une sensualité magistrale dans son interprétation de Nina dans *Black Swan*. Nina est prête à tout pour sa carrière et, pour libérer sa féminité et atteindre un niveau supérieur dans le rôle du Cygne noir, elle a recours à une technique consistant à se caresser sexuellement afin d’intensifier ses mouvements.
Cette discipline l’amène à plonger dans un univers où la sexualité se mêle à la drogue et à l’alcool, et où de nouvelles sensations attendent d’être découvertes ; un univers où les séquences torrides et passionnées de masturbation, de sexe oral lesbien, etc., nous révèlent toute la puissance du plaisir des sens.
Dans le film de Darren Aronofsky, Natalie Portman rompt avec l’image d’innocence virginale qui lui est associée, très similaire à celle de Nina dans « Black Swan », en dévoilant une actrice tout sauf timide, fougueuse et déterminée à prouver qu’elle est sans aucun doute une grande star, suscitant ainsi toutes sortes de sentiments contradictoires chez ses admirateurs.
2011 «Shame» : Le désir compulsif
Le film du réalisateur Steve McQueen, « Shame », s’est imposé comme son deuxième grand chef-d’œuvre, après « Hunger ». On pourrait le décrire comme le portrait d’un accro au sexe, mais cette image cache quelque chose de plus ancien et de plus refoulé : la honte, la culpabilité et la confusion, qui provoquent ce comportement chez les personnages principaux qui, comme dans une fuite en avant, continuent de céder à cette pulsion autodestructrice, sans pouvoir échapper à leur propre tourbillon.
Le film est sorti sur fond de curiosité malsaine suscitée par la vue du sexe de son acteur principal, Michael Fassbender, et ce qui semblait être un film quasi pornographique sur le désir sexuel s’est avéré être un portrait viscéral, intimiste et peu conciliant de la descente dantesque dans ses propres enfers sexuels du protagoniste, qui recherche sans cesse toutes sortes de relations sexuelles, dans les bars, dans le métro, dans la pornographie, auprès de prostituées, y compris des relations homosexuelles. Avec très peu de dialogues, et le culte du corps comme exutoire face à la frustration d’un manque de communication émotionnelle, le désir compulsif comble et étouffe le vide et le chaos intérieurs.
Au-delà des scènes de sexe explicite, il parvient à créer l’une des scènes les plus sensuelles et érotiques du film grâce à un simple jeu de regards, un érotisme aussi indispensable qu’inhabituel dans les films à caractère érotique.
2013 «La Vénus à la fourrure » : Le chasseur devenu proie « La Vénus à la fourrure »
Le réalisateur Roman Polanski adapte au grand écran la pièce de théâtre du dramaturge David Ives, inspirée du roman du même titre écrit en 1870 par Leopold von Sacher-Masoch, un ouvrage ayant pour toile de fond la domination sexuelle et qui fit scandale à l’époque de sa publication.
Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric sont les deux seuls interprètes de « La Vénus à la fourrure », dont l’action se déroule dans un seul décor : « un théâtre parisien ».
À la fois drôle, intelligent et profond, ce film a remporté le César du meilleur réalisateur et a été nominé pour la Palme d’or au Festival de Cannes.
L’histoire commence lorsque le metteur en scène et auteur de théâtre Thomas Novachek, après les auditions pour la distribution de son nouveau projet, déplore le faible niveau et le manque d’intérêt manifestés par les candidats qui se présentent ; il ne trouve personne possédant les qualités de leadership nécessaires pour intégrer la distribution.
Alors qu’il s’apprête à partir, « Vanda » fait son apparition : un véritable tourbillon d’énergie effrontée, qui incarne exactement tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, débridée et souhaite à tout prix décrocher le rôle.
Les deux protagonistes échangent peu à peu leurs rôles de réalisateur et d’acteur, de dominateur et de dominé, d’homme et de femme, dans un jeu malsain où réalité et fiction s’entremêlent, se confondent, et où le réalisateur finira par être dévoré par son personnage.




